ÊTRE COACH EN COACHING PROFESSIONNEL

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ETRE COACH EN COACHING PROFESSIONNEL

Avant de se lancer dans l’aventure du coaching à l’autre, il faut avoir préalablement levé le voile sur ses propres zones d’ombre (Barreau, 2011).
Etre coach, c’est être en mesure de se prémunir des jeux psychologiques de la relation d’aide
En séance de coaching, la coach doit être consciente que peut s’établir un lien affectif spontané, involontaire que la personne coachée met inconsciemment en place : le transfert qui désigne un processus par lequel le client fait sans le vouloir de la coach l’objet de ses réactions affectives.

Ce lien de dépendance affective peut être positif avec des sentiments amicaux et tendres, mais peut être aussi négatif avec une dynamique hostile faite de mouvements agressifs, violents, et haineux à l’égard de la coach (Barreau, 2011).

Dans les deux cas de figure, la coach doit être capable de jouer l’insensible aux jeux de séduction ou de rejet du coaché, afin de lui faire prendre conscience qu’il est le seul responsable de ses jeux et que la coach refuse de créer un lien de dépendance préjudiciable à l’atteinte de son objectif de coaching et à son autonomie vers la résolution de ses indicateurs de réussite.

LE TRAVAIL SUR SOI INDISPENSABLE EN COACHING

Pour acquérir une posture, un « savoir-être », la coach se doit d’avoir acquis une connaissance de soi par un travail en profondeur lui permettant de mieux se connaître, d’être vigilante sur l’impact de son savoir-faire, de son savoir pour maintenir à chaque séance en coaching une neutralité bienveillance.
Ecouter requiert un nettoyage, un apprentissage qui passe par cette première étape de s’être déjà soi-même senti pleinement entendu. Le dénominateur commun éthique et pratique est essentiel :

• avoir mené, d’une manière ou d’une autre, un vrai travail sur soi, et demeurer une personne en questionnement et en recherche ;
• être en capacité de toujours suspendre mieux ses jugements et renoncer à donner des solutions ;
• avoir été formée et diplômée aux méthodes nécessaires au coaching ;
• connaître les organisations et avoir assumé des responsabilités elle-même ;
• mailler la méthode et l’intuition dans la conscience de sa propre subjectivité et l’appréhension des complexités ;
• maintenir une hygiène qui favorise la neutralité attendue (supervision, silence et ressources de joie), savoir s’équilibrer et se ressourcer et se référer à un cadre éthique ;
• s’assumer « non sachant » et justement savoir interroger les interactions entre le sujet et son environnement en travaillant sans cesse sa posture. C’est parce que la coach aura fait bouger des choses en elle et qu’elle se sera rassemblée, transformée, située, apaisée, réénergétisée, qu’elle pourra aider l’autre à le faire (Frémicourt, 2013). Pour un travail sur soi en profondeur, la coach a été accompagnée par la psychothérapeute Patricia NONDIER et la psychologue clinicienne Monique HÉRAIL-L’HÔTE sur Nancy (Meurthe-et-Moselle).

EXEMPLE D’UN INVENTAIRE DE PERSONNALITÉ :M.B.T.I. DE LA COACH → Document intégral    



ETHIQUE EN COACHING

L’éthique de la coach
La coach doit effectuer un travail personnel approfondi sur sa motivation à aider les autres, son mode de relation interpersonnel et sa volonté de favoriser l’autonomie et la responsabilité de son interlocuteur.

Seul ce travail limitera le risque des pièges classique de l’utilisation de l’autre pour son intérêt propre (comportement du bourreau) ou pour obtenir une bonne opinion de soi (comportement du sauveur) (Stacke, 2005).

Schéma sur l’éthique du coaching (Stacke, 2005)

éthique d'un coach



DÉONTOLOGIE EN COACHING

Ce qu’on appelle habituellement une déontologie – ou un code de déontologie – concerne l’ensemble des règles de fonctionnement qu’une profession se donne à elle-même, pour tenter de résoudre tout ou une partie des problèmes éthiques que peuvent rencontrer ses membres (Malarewicz 2005).

En analysant les chartes de déontologie de ces quatre institutions professionnelles - Société Française de Coaching (SFCoach) ; Syntec Conseils en évolution professionnelle ; Fédération Francophone de Coaching (FFC) ; Fédération Internationale de Coaching (ICF international Coaching Federation) ; EMCC France- Association européenne de coaching – il en ressort qu’elles ont un esprit commun regroupant ces principaux points : les garanties offertes par le coach, la confidentialité, la supervision, le contrat, l’obligation de moyens du coach, le respect du coaché, le respect de l’organisation (Persson, 2008).

La règle de confidentialité du contenu des séances de coaching est un élément fondamental pour parer aux abus (Fourès, 2004). Même dans le cadre d’un contrat tripartite entre le donneur d’ordre, le coaché et le coach, les échanges en séances de coaching entre le coach et la personne coachée resteront strictement confidentiels tenus sous le secret professionnel.

La charte de déontologie d'Humanum Coaching → Document intégral    



SUPERVISION EN COACHING

Tout professionnel compétent en coaching fait un cheminement thérapeutique de réparation et de construction : un travail fait de « spéléologie » et d’« archéologie » sur soi-même (Lenhardt cité par Grivel, 2009).

Parmi les préalables indispensables, la coach se doit de s’être questionnée sur sa propre conception du sens, de maintenir actif ce questionnement, d’être en cheminement permanent et de vérifier en supervision ses pratiques et ses motivations (Boussuge dans Barreau, 2011).

Cette spécificité de la supervision en coaching ne se retrouve pas en formation, ni en conseil, et l’intervenant n’est pas questionné sur sa pratique, ses valeurs… Seul le client pourra remettre en question son professionnalisme par un questionnaire de satisfaction.

Attestation de supervision
Attestation de supervision




POSTURE DE LA COACH :

9 principaux outils et méthodes en pratique de coaching :

L’ALLIANCE EN COACHING
→ En savoir plus    

LA CAPACITÉ À ACCOMPAGNER
→ En savoir plus    

LA CONNAISSANCE ET L’INTELLIGENCE DE SOI
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LA CONNAISSANCE DES ORGANISATIONS
→ En savoir plus    

L’APTITUDE À DIAGNOSTIQUER
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L’ÉCOUTE
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L’EMPATHIE
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LA MAÏEUTIQUE
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LA CAPACITÉ DE SILENCE DE LA COACH
→ En savoir plus    





LES DERIVES DE L’ACCOMPAGNEMENT EN COACHING

Le syndrome de l’imposteur : L’imposture fait partie de la liste des abus dits « ordinaires » en coaching (Fourès, 2004). Il arrive que les consultants s’improvisent coachs en pratiquant une certaine rétention d’informations vis-à-vis des coachés. Le coach imposteur apparaît comme un consultant qui donne moins de conseils à son client pour le laisser trouver ses réponses à ses propres questions.

La projection : La projection consiste à vouloir convaincre l’autre de la justesse de son opinion personnelle, lui vendre son point de vue comme seul valable.

L’identification : La coach est touchée émotionnellement par ce qui arrive à son coaché et elle perd ses repères personnels pour devenir l’autre. Elle éprouve alors des sentiments et des troubles, comme si elle-même vivait la situation évoquée par son client.

Le transfert suivi du contre-transfert
Avoir une image de personne posée, capable d’aider les autres apporte des bénéfices qui sont parfois délicats à gérer. Celui qui est aidé a tendance à transférer sur la coach une image de puissance, d’autorité, de parent ou de grande sœur.
Il se met alors en situation de dépendance provisoire : « Dis-moi ce que je dois faire, toi qui sais ! ». Si la confiance est forte, le transfert est positif et l’attente est élevée. A l’inverse, si l’image de la coach réactive une image de référence négative dans la mémoire du sujet, il risque de se produire un transfert négatif qui parasitera l’établissement d’une relation de confiance, ou suscitera beaucoup d’expressions négatives, voire agressives.

Le contre-transfert est le phénomène symétrique que la coach peut observer dans ses sentiments personnels vis-à-vis de la personne qu’il accompagne. Les affinités, la sympathie peuvent le conduire à avoir très envie d’aider quelqu'un dont il se sent proche, qui lui plaît. Il ne s’agit pas de refuser d’éprouver des sentiments positifs pour les gens que l’on aide, mais de veiller à ne pas être débordé par eux jusqu'à altérer son objectivité. On sera alors entraîné vers la projection ou l’identification. De la même manière, le contre-transfert peut être négatif si la mémoire de la coach est réactivée par des aspects de l’image du coaché qui l’embarrassent. La coach a donc l’obligation pour entretenir sa lucidité et son objectivité d’observer ses propres sentiments et leur impact sur son processus de raisonnement, afin de ne pas se trouver dépassée malgré elle (Stacke, 2005).

Les phénomènes transférentiels en coaching de dirigeant d’entreprise : attribution à l’autre d’une position symbolique :
Le coaching envers un chef d’entreprise est très spécifique et peut déstabiliser la coach. L’entrepreneur bénéficie d’un pouvoir identitaire sur le coach. Cette situation soulève des problèmes d’ordre éthique, déontologique et méthodologique (Moral & Angel, 2009). Les supervisions montrent en effet que le pouvoir du dirigeant peut provoquer de l’envie ou une admiration excessive chez le coach ; ces réactions contre-transférentielles très caractéristiques sont toutefois moins marquées chez les coachs qui sont eux-mêmes dirigeants. En contact avec le dirigeant, le coach doit se demander si le pouvoir que détient ce coaché doit changer son approche, quels effets ce pouvoir a sur lui-même et sur le coach, et enfin quel pouvoir il a lui-même sur le coaché (Moral & Angel, 2009).

Toutes ces dérives de l'accompagnement en coaching sont évoquées en supervision pour aider la coach à préserver une attitude neutre et bienveillante dans le cadre de l'autonomie de ses clients





LES ATOUTS DE L’ACCOMPAGNEMENT EN COACHING

Les atouts du coaching avec HUMANUM COACHING
Travailler avec une coach professionnelle vous certifie de :
  • • pouvoir exposer vos besoins et votre demande en toute confidentialité sous le sceau du secret professionnel ;
  • • bénéficier d’un contrat de coaching adossé à une charte déontologique ;
  • • d’être écouté et entendu sans jugements, ni critiques négatives ;
  • • trouver un espace de travail sur soi et de développement personnel ;
  • • profiter du sérieux et de la rigueur d’un suivi sur-mesure par une coach diplômée en coaching par l’Université Paris 8 ;
  • co-construire vos objectifs et vos indicateurs de réussite en fonction de votre potentiel ;
  • établir un plan d’actions pour enclencher une dynamique de changement selon vos objectifs ;
  • • atteindre un sentiment de légèreté et de liberté acquis par l’autonomie de ses choix.
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